VANCOUVER, le 19 juin 2026 — Alors que les entreprises de toute la Colombie-Britannique adoptent des plans d’action pour la réconciliation (RAP), un nouveau document publié par l’Union des chefs indiens de Colombie-Britannique (UBCIC), élaboré en collaboration avec l’Institut pour la réconciliation et l’investissement responsable (RRII) et West Coast Environmental Law (WCEL) , définit les critères minimaux que les entreprises doivent respecter pour qu’un plan puisse être qualifié de manière crédible de « RAP ».
Les plans d’action pour la réconciliation (RAP) sont des documents tournés vers l’avenir utilisés par les organisations pour formuler leurs engagements en faveur de la réconciliation avec les peuples autochtones. Alors que l’élaboration de ces plans s’est accélérée ces dernières années, notamment à la suite de la découverte en 2021 de tombes anonymes sur le site de l’ancien pensionnat indien de Kamloops, l’absence de supervision, de normes et de mécanismes de responsabilité en Colombie-Britannique a suscité des inquiétudes parmi les dirigeants autochtones et les investisseurs.
Le document, intitulé « Attentes de base et bonnes pratiques pour l’élaboration et l’évaluation des plans d’action pour la réconciliation (RAP) des entreprises de Colombie-Britannique », fournit des conseils pratiques visant à améliorer la conception et la mise en œuvre des RAP, et à garantir qu’ils prévoient des mesures concrètes et un mécanisme de responsabilisation.
Ce document a été élaboré dans le cadre de la résolution 2024-46 de l’Union des chefs indiens de la Colombie-Britannique (UBCIC) et s’appuie sur des échanges avec les titulaires de droits des Premières Nations, leurs organisations et leurs alliés. Ces échanges ont permis d’identifier les défis et les opportunités liés au contexte actuel des plans d’action régionaux (PAR) au Canada, et visaient à comprendre leurs attentes concernant les processus d’élaboration de ces plans, notamment en matière d’alignement sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (Déclaration des Nations Unies) par l’intégration des valeurs, principes et cadres autochtones.
Ce document présente cinq domaines prioritaires : la recherche de la vérité, l'éducation, les droits des peuples autochtones et la participation des titulaires de droits, la réconciliation économique et la gestion responsable de l'environnement. Il définit également les attentes en matière d'engagement non extractif, notamment la participation sur la base du consentement, une rémunération équitable, l'établissement de relations à long terme et des mécanismes de responsabilisation tels que des processus continus de retour d'information et de traitement des réclamations.
« La réconciliation ne peut pas se limiter à un simple geste symbolique. Bien trop souvent, nous constatons que les engagements pris manquent de clarté ou sont déconnectés des titres fonciers, des droits, des lois et des réalités vécues par notre peuple », a déclaré le Grand Chef Stewart Phillip, président de l’UBCIC. « Ce cadre trace une voie à suivre qui reflète les attentes des Premières Nations et met au centre les voix, les valeurs, les principes et les cadres de référence autochtones ; il fournit également aux entreprises des attentes claires sur la manière de mettre en œuvre des actions concrètes et mesurables, fondées sur un engagement significatif auprès des peuples autochtones et conformes aux principes affirmés dans la Déclaration des Nations unies. »
« Les entreprises et les investisseurs attendent des orientations claires sur ce à quoi ressemble, dans la pratique, un processus de réconciliation significatif », a déclaré Joseph Bastien, directeur adjoint et Maada’ookii, Économie inclusive chez SHARE (Shareholder Association for Research and Education), qui assure le secrétariat du RRII. « Ces lignes directrices contribuent à combler cette lacune en définissant ce que doivent inclure des plans d’action de réconciliation (RAP) solides et crédibles, et en soulignant que les engagements doivent s’accompagner d’actions concrètes, de transparence et de responsabilité. »
La croissance rapide des programmes d'action pour les autochtones (RAP) en Colombie-Britannique et dans tout le Canada a mis en évidence la nécessité de disposer de normes cohérentes, élaborées sous la direction des autochtones. Le présent document offre aux entreprises de Colombie-Britannique un nouvel outil leur permettant de s'assurer que les points de vue, les valeurs, les principes et les cadres de référence des Premières Nations sont intégrés dans leurs programmes RAP.
Pour plus d'informations ou pour organiser un entretien, veuillez contacter Adam Burns, responsable de la communication chez SHARE, à l'adresse aburns@share.ca.
Union des chefs indiens de la Colombie-Britannique
L'UBCIC est une organisation de défense politique des Premières Nations créée en 1969. Elle a pour mission d'œuvrer à la mise en œuvre, à l'exercice et à la reconnaissance de nos titres et droits inhérents, ainsi que de nos droits issus des traités, et de protéger nos terres, nos eaux et nos ressources par l'exercice et la mise en œuvre de nos propres lois et de notre propre juridiction. L’UBCIC s’efforce de faire respecter les principes et les normes énoncés dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, en vue de l’établissement et du maintien d’un cadre universel de normes minimales pour la survie, la dignité, le bien-être et les droits des peuples autochtones. Nous avons mené, et continuons de mener, cette mission de diverses manières. Pour plus d’informations sur l’UBCIC, rendez-vous sur ubcic.bc.ca.
Institut pour la réconciliation et l'investissement responsable
L'Institut pour la réconciliation et l'investissement responsable (RRII) est une organisation indépendante à but non lucratif, dirigée par des Autochtones, qui mobilise les investisseurs institutionnels afin qu'ils mettent à profit leur capital et leur influence pour promouvoir la réconciliation économique avec les peuples autochtones, notamment en développant des économies autochtones dynamiques et en générant des résultats économiques positifs pour les nations et les entreprises autochtones. Pour plus d'informations sur le RRII, rendez-vous sur rrii.org.
West Coast Environmental Law (WCEL)
West Coast Environmental Law (WCEL) est un collectif à but non lucratif regroupant des juristes spécialisés dans le droit de l'environnement, des stratèges et des communicants, qui se consacre à la protection de l'environnement par le biais du droit. Depuis 1974, nous collaborons avec succès avec les collectivités locales, les organisations non gouvernementales, le secteur privé et les pouvoirs publics à tous les niveaux, y compris les gouvernements des Premières Nations, afin d'élaborer des solutions juridiques proactives visant à protéger et à préserver l'environnement. Pour plus d'informations sur WCEL, rendez-vous sur www.wcel.org.